Publié dans Economie

Impôts fonciers - La moitié des maisons recensées à Antananarivo ne paient rien

Publié le jeudi, 24 juin 2021



Un manque à gagner considérable pour la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). L’impôt foncier sur les propriétés bâties rapporte aujourd’hui entre huit à neuf milliards d’ariary par an à la Commune. « Toutefois, cette somme est loin d’être suffisante sachant que seules 55% des propriétés bâties sont recensées dans la Capitale. Quant aux infrastructures, seule la moitié paie des impôts fonciers actuellement. Beaucoup de propriétaires arrivent encore à passer outre les services de triage, et évitent au final de payer » explique Guy Razafindralambo, directeur de cabinet de la CUA, hier, à l’Hôtel de ville, à Analakely, lors d’un atelier sur le sujet. En effet, le dernier recensement des terrains et des propriétés bâties de la grande ville remonte à plus de 24 ans, en 1997. Pourtant, depuis ce dernier recensement, un bon nombre de constructions ont connu des extensions et des milliers de nouvelles constructions ont été implantées dans les différents quartiers.
Pour remédier à cette situation, la CUA avec l’appui du Projet de développement urbain intégré et de résilience du grand Antananarivo (PRODUIR) réalisera à partir du mois prochain, la deuxième phase de recensement des terrains et des propriétés bâties (RPB 2) dans les cinq Arrondissements restants. « Une première phase a déjà été effectuée l’année dernière dans le 5ème Arrondissement avec le Projet de développement communal intégré et de décentralisation de la GIZ. Elle a permis de valider une méthodologie de recensement en y intégrant l’adressage après avoir redéfini les limites des Fokontany », détaille le responsable.
A l’issue de ce recensement, la Commune disposera de nouvelles données à jour qui serviront dans le renforcement de l’autonomie financière de la Commune, d’entretenir les infrastructures existantes et d’investir dans des nouvelles. « Avec le RPB, les potentialités en termes de propriétés bâties et la valeur exacte de l’impôt recouvrable pourront être déterminées. Ce travail est donc incontournable si nous souhaitons développer la ville. Rien qu’en termes d’assainissement, une partie de l’impôt foncier sur les propriétés bâties est reversée à ce secteur. Et nous pouvons constater nous-mêmes, en voyant nos canaux d’évacuation, que l’assainissement est loin d’être suffisant. Mais cette situation peut encore être inversée », soutient le directeur de cabinet de la CUA.
Une fois le recensement terminé, chaque propriété sera catégorisée selon les matériaux utilisés, la localisation mais aussi la structure de la propriété. Et chaque propriétaire pourra ensuite calculer lui-même l’impôt qu’il doit payer.

Rova Randria

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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